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Vol Paris – New York avec OpenSkies en Boeing 757 – Classe Prem Plus

Comme je vous en parlais fin août, j’avais réservé des billets Paris – New York avec OpenSkies sur vente-privee.com qui proposait une offre exclusive en partenariat avec MisterFly. L’occasion était idéale de découvrir la compagnie française, filiale de British Airways, qui opère exclusivement sur l’axe Paris – New York. Sa promesse est claire : nous faire voyager dans un confort unique, dans des appareils de taille réduite permettant des embarquements/débarquements rapides et simples. Sur un axe aussi concurrentiel où les compagnies nationales exploitent des gros voire très gros porteurs comme l’A380, ça donne envie ! Je vais ainsi partager avec vous mon expérience de voyage avec OpenSkies en classe Prem Plus puisque la compagnie a eu la gentillesse de m’inviter à tester leur classe Premium lors du vol aller de jour en Boeing 757.

Il s’agissait du vol BA 8003 du 11/09 (une date hautement symbolique pour un vol vers NYC), départ à 13h40 pour une arrivée à l’aéroport de Newark prévue à 16h25. Me voilà donc en route vers l’aéroport d’Orly Ouest, un chemin fluide et sans encombre grâce à l’Orlybus. Une fois dans l’aérogare environ 1h30 avant le départ, direction le hall 3 pour procéder à l’enregistrement. L’espace dédié à British Airways & OpenSkies y est bien visible. Il y avait 5 guichets ouverts et peu de monde, l’attente était donc très réduite, premier avantage de voyager dans des avions de petite capacité.

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img_3985Je réceptionne ma carte d’embarquement et découvre avec bonheur un surclassement en classe Prem Plus, merci OpenSkies ! Direction ensuite la PAF pour le contrôle des passeports et le PIF (Poste Inspection Filtrage) pour le contrôle des bagages et personnes. Un 777 Air France vers Fort-de-France doit partir 10 minutes avant mon vol, cela rend le passage des PAF et PIF un peu long mais je finis par arriver en salle d’embarquement, un peu moins d’une heure avant le départ prévu. Il se sera passé une trentaine de minutes entre l’arrivée à l’aéroport et l’arrivée en salle d’embarquement, un temps de parcours là aussi réduit. L’espace dans la salle n’étant pas énorme, nous nous retrouvons nombreux avec les passagers Air France. Heureusement l’embarquement du vol pour la Martinique commence rapidement et des sièges se libèrent. Voyager dans un avion de taille réduite permet d’éviter les embarquements qui durent 1h voire plus, un vrai avantage avec OpenSkies !

13h20, l’embarquement commence et je me dirige tranquillement vers la porte 31. Depuis la salle, je n’aperçois pas encore mon avion mais je crois savoir qu’il s’agira du Boeing 767 intégré depuis la fin août à la flotte OpenSkies. En effet, cet avion qui faisait auparavant partie de la flotte British Airways effectue les rotations des vols BA 8003 et BA 8004 entre Orly et Newark. Vous pouvez consulter l’article du mois d’août pour plus d’informations à ce sujet en cliquant ici. Une fois le billet scanné et le passeport vérifié, me voilà dans le couloir d’embarquement et là, surprise, le nez de l’appareil que je vois apparaître est celui d’un Boeing 757 ! Cet avion plus petit que le 767 est un mono-couloir. Il s’agit du type d’appareil opéré depuis toujours par OpenSkies qui en compte 3 en service. Configuré en 3 classes (Economique, Prem Plus et Biz Bed), il ne compte que 114 sièges versus 184 pour le 767, ce qui reste dans tous les cas dérisoire par rapport aux 300 à plus de 500 sièges des autres compagnies. C’est donc le F-HAVI qui m’emmènera à New York !

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Entrons à présent dans l’avion pour découvrir la classe Prem Plus. Je passe d’abord par la cabine Biz Bed où les gens s’installent puis j’arrive dans la cabine Prem Plus à mon siège 08A.

Voici la description de cette classe « Economique supérieure » faite sur le site de British Airways : Bienvenue en classe Prem Plus, la classe qui vous aide à rendre votre vol un peu plus confortable. Installé dans une cabine élégante offrant confort et style, vous ne manquerez pas d’espace personnel dans votre grand siège en cuir, disposerez de plus d’espace pour les jambes que dans notre cabine économique et bénéficierez d’une plus grande inclinaison du dossier à bord des appareils Boeing 757. Avec seulement 28 sièges répartis par groupes de deux, l’atmosphère est très intime. Que vous voyagiez pour le plaisir ou pour affaires, vous pouvez créer un environnement calme et personnel en Prem Plus et arriver à destination frais et disponible, prêt pour la journée qui vous attend.

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Très clairement côté espace, pour une classe « Economique supérieure », on est bien au-delà de ce qui est proposé sur les autres compagnies. J’ai été vraiment surprise en arrivant à mon siège, l’écart dans le 757 entre le pitch de la classe Eco et de la classe Prem Plus est très important. Les sièges en eux-mêmes sont très spacieux et tout en cuir comme annoncé. Pour que vous vous fassiez une meilleure idée, on passe d’une configuration 3-3 à 2-2 et ce ne sont pas moins de 3 hublots auxquels on a accès depuis sa place.

 

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En m’installant, je trouve sur mon siège : un casque Bose anti-bruits, un oreiller, une couverture, une bouteille d’eau et une trousse de confort composée d’un masque de nuit, de chaussettes, de boules quies et d’une brosse à dents.

L’embarquement très rapide est réalisé en une quinzaine de minutes. Il est temps d’attacher et d’ajuster notre ceinture et de décoller ! Nous quittons le sol français vers 14h.

Le temps de vol annoncé pour rejoindre New-York était de 7h55 pour une arrivée à Newark sur les coups de 16h, en avance de 20 minutes sur l’horaire prévu. Peu après le décollage, les Ipads qui constituent le système de divertissement à bord sont distribués par l’équipage. Je découvre donc « High Life Entertainment », l’IFE (In Flight Entertainment) de OpenSkies et British Airways. On y trouve des traditionnels films & séries, pistes audios et jeux. Le point fort est la présence de contenus français et anglais parfaitement adaptés sur cet axe Paris – New York. Par rapport aux IFE intégrés dans les sièges sur les autres compagnies, on peut apprécier la taille de l’écran et la réactivité du tactile de la tablette Apple. Ne manque qu’une chose que j’apprécie particulièrement dans un avion : les informations de géolocalisation, vitesse, altitude etc en temps réel. A noter également : sur les séries, seul 1 épisode d’une seule saison est disponible. C’est frustrant, on aurait envie de voir la suite 😉 Globalement, la quantité de contenus disponibles semble moins importante que sur les autres compagnies mais cela suffit pour la durée du voyage. J’ai par exemple regardé 2 films, 1 épisode de série et écouté un album audio !

Mention spéciale pour le casque anti-bruits Bose qui remplit très bien son rôle. Il faut dire que le 757 est un avion de 25 ans qui est bruyant par rapport à ce qui se fait depuis, le casque est donc le bienvenu.

En classe Prem Plus, les sièges sont équipés d’un bras à déployer sur lequel on peut fixer l’Ipad. 

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Environ 1h après le décollage, l’équipage nous propose un apéritif avec un large choix de boissons alcoolisées et non-alcoolisées accompagnées de « Pretzels », so american. Peu après a suivi un service de repas, composé de 4 plats en classe Prem Plus. Le déjeuner fut très agréable, bien au-delà de la qualité des plateaux servis en classe Economique. Il faut dire qu’il est sympathique également de déjeuner avec des couverts, plats et verres qui ne sont pas en plastique 🙂 Au menu sur ce vol : une salade avec une brochette de poulet en entrée, un plat de pâtes et légumes avec du poulet en plat, une portion de camembert pour le fromage et une tarte au citron meringuée en dessert. Durant le repas, l’équipage passait pour nous approvisionner en pain. A noter également, du vin est disponible pour accompagner votre repas.

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Après ce déjeuner, place à la détente et au repos. Quelques coups d’oeil aussi par les 3 hublots (!) pour profiter de la vue du ciel toujours aussi magique.

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img_5725Les heures passent dans un très bon confort et vient le temps de l’encas avant atterrissage. Distribué dans une petite boîte, il s’agissait d’un sandwich et d’un yaourt à boire.

Tranquillement, nous débutons la descente vers l’aéroport de Newark Liberty et je vois au loin se détachant du sol les gratte-ciels de la skyline de New York. L’approche aux alentours de l’aéroport et l’atterrissage qui ont duré une trentaine de minutes au total ont été plutôt mouvementés. L’avion bougeait beaucoup et je n’ai pas été mécontente quand nous avons touché le sol new-yorkais, là aussi de manière assez brutale. Je ne sais pas si c’est usuel sur New York ou sur cet aéroport en particulier.

L’atterrissage en vidéo :

On découvre l’aéroport lors du roulage ainsi que la skyline, bienvenue à New York !

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Une fois arrivés à notre point de stationnement vers 16h bien en avance sur l’horaire prévu, le débarquement se fait très rapidement puisque nous sommes positionnés à l’avant de l’avion et que le nombre de passagers est réduit. L’occasion de saluer l’équipage qui mixe personnels anglais et français et de les remercier pour leurs sourires, leurs attentions et leur professionnalisme au cours du voyage.

Pour résumer cette expérience en classe Prem Plus en 757 OpenSkies : cette classe offre un confort et un espace inégalés par rapport au produit « Eco Plus » des autres compagnies. Je ne définirais vraiment pas cette classe comme de l’Economique supérieure mais bien comme de la classe Affaires qui serait un intermédiaire à une première classe représentée par les sièges Biz Bed. En outre, voyager à bord d’un avion de cette taille présente des avantages clairs, quelle que soit la classe de voyage : enregistrement, embarquement et débarquement sont très rapides, ce qui permet également à l’arrivée à New York de passer plus rapidement la douane qu’en débarquant avec 500 autres passagers. La promesse proposée par OpenSkies est donc largement respectée et le rapport qualité-prix excellent !

Visite en avant-première du nouveau Satellite S4 de CDG

Le 21 juin, soit une semaine précisément avant son ouverture aux passagers, la presse a été conviée par Aéroports de Paris et Air France à découvrir le tout nouveau hall d’embarquement du Terminal 2E de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, j’ai nommé le satellite S4. J’ai eu la chance d’y être conviée et vais donc vous faire partager cette visite ainsi que les premières impressions qui s’en dégagent !

Circulation dans la zone commerciale du S4 © Sophie Figenwald

Le rendez-vous était pris dans le Terminal 2E où un hall d’enregistrement était réservé à la presse. Un hall d’enregistrement ? Et bien oui, après s’être identifié pour récupérer les badges, nous nous sommes vu remettre un billet d’avion électronique Air France, identique à celui d’un vol traditionnel, avec pour porte d’embarquement la M28. Si vous suivez les actualités de l’aéroport de Roissy, vous savez que les numérotations et signalisations des portes du T2E ont été récemment modifiées pour porter les lettres de K pour les départs depuis le 2E directement, L pour les départs depuis le satellite 3 et enfin M pour les départs depuis ce tout nouveau satellite 4 (Vous aussi avez été frappés par la symbolique des portes K-L-M ? Et bien il semblerait qu’elle soit fortuite).

Munis de casques afin d’écouter les commentaires du responsable des visites de CDG, nous sommes donc partis en direction de la navette reliant entre elles les trois zones K, L et M. Une fois dans la navette, en 3 minutes environ, nous voilà arrivés au S4. Direction les escaliers pour monter au rez-de-chaussée et nous rendre aux PIF. Et oui, même si nous ne prenons pas l’avion, les mesures de sûreté sont applicables. Même si j’avais déjà découvert le S4 encore en travaux fin avril lors de la visite FlyerTalk, j’ai été assez impressionnée de voir tous ces PIF dernière génération en fonctionnement les uns à côté des autres. Une fois l’inspection terminée, nous montons encore d’un étage pour arriver au cœur du S4.

Direction le premier étage du S4 ! © Sophie Figenwald

En haut des escaliers nous attendait Pierre Graff, PDG d’Aéroports de Paris accompagné de Franck Goldanel, Directeur de l’Aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. En quelques mots, il nous a présenté le S4, la réflexion derrière sa conception, son apport à l’aéroport dans sa globalité.

Discours de Pierre Graff © Sophie Figenwald

Le S4 peut tout d’abord se résumer en des chiffres-clés :

  • Un investissement de 580 millions d’euros
  • 100 000 mètres carrés de surface totale
  • 6000 mètres carrés de boutiques, bars et restaurants
  • 7,8 millions de passagers par an accueillis au S4
  • 16 postes d’accueil de gros porteurs dont 6 spécialement conçus pour A380 avec passerelles à deux niveaux

Autres caractéristiques : le chauffage du terminal se fait par le plancher, des totems de climatisation sont chargés de rafraîchir l’espace lors des périodes de forte chaleur, l’enveloppe vitrée du bâtiment est particulièrement isolante…

Avec l’entrée en service du S4, CDG augmente sa capacité d’accueil à 81 millions de passagers par an.

Roissy CDG vu des airs le 21/06/2012 à bord d’un Embraer 170 Air France by Regional © Sophie Figenwald

Mais outre ces chiffres, une importance toute particulière a été accordée à l’ambiance. Car si le S4 ressemble de loin à son cousin le S3, l’organisation interne du bâtiment est bien différente. Si je devais définir un mot pour caractériser le S4, ce serait « Paris ». Tout a en effet été pensé pour rappeler la capitale; à commencer par l’espace de shopping composé de trois phases successives.

La première phase est constituée par ce qui est maintenant la plus grande surface commerciale proposée dans un aéroport européen, façon Grand Magasin. On y retrouve parfums, cosmétiques, articles gastronomiques.

© Thierry Descroix

Vient ensuite le deuxième temps avec « la Place de Paris« . Il s’agit du poumon du S4 où se côtoient bars, boutiques, restaurants et autres lieux de détente.

Un des quelques murs d’eau design aux côtés de fauteuils très confortables ! © Sophie Figenwald

Le coeur de la Place de Paris avec un restaurant Seafood et au fond en vert, un restaurant Ladurée en forme…de macaron bien sûr ! © Sophie Figenwald

Nul doute que les voyageurs apprécieront grandement la luminosité de la Place de Paris, la circulation naturelle entre les différents espaces. C’était d’ailleurs très intéressant de voir comme le groupe de visiteurs que nous étions s’est naturellement dispersé pour découvrir les lieux.

Vient ensuite le troisième temps de l’évolution dans le S4 avec « l’Avenue » qui fait se rejoindre les deux ailes du satellite. Après être passés dans les diverses boutiques et s’être restaurés, les voyageurs pourront progresser dans les magasins des plus belles marques de prêt-à-porter. Là encore, conformément à l’image de la ville de Paris, les voyageurs retrouveront les grandes enseignes de mode avec Dior, Gucci, Burberry et autres Prada et Ralph Lauren.

Nous avons ensuite poursuivi la visite en découvrant l’une des deux ailes. Ce qui saute aux yeux : la signalisation des portes. Fini le manque de repérage, tout est clair et en grand, on trouve sa porte d’embarquement en un clin d’oeil !

© Sophie Figenwald

L’ensemble de l’aile est comme la zone commerciale très lumineuse et la lumière est très naturelle. Les matériaux utilisés comme le bois que l’on aperçoit à gauche sont particulièrement isolants et donnent un caractère chaleureux.

Après quelques pas, on découvre l’un des deux murs végétaux (il y en a un dans chaque aile). Ils représentent les jardins parisiens avec au centre, la représentation de la Seine. Ils nécessitent un entretien deux fois par mois.

Franck Goldanel, Directeur de l’Aéroport de Roissy pose pour un photographe devant le mur végétal © Sophie Figenwald

Autre caractéristique très appréciable de ce satellite : des prises de courant sont à disposition des voyageurs à chaque siège. Quant à la « borne » grise qu’on aperçoit entre les sièges, il s’agit en fait d’un climatiseur bien utile pendant les périodes de forte chaleur.

Les petits et les grands ont aussi l’occasion de s’essayer aux jeux Sony sur l’aire de jeux dédiée :

L’espace Sony avec PS3 à disposition © Sophie Figenwald

Enfin,  nous arrivons à notre porte d’embarquement, la M28, au bout de l’aile. L’occasion pour nous d’apercevoir qu’il y a une terrasse à disposition des fumeurs mais aussi des non-fumeurs qui souhaiteraient s’aérer quelques instants.

L’heure est ensuite venue pour Alexandre de Juniac, PDG Air France, de nous rejoindre pour un petit point presse en compagnie toujours de Pierre Graff, PDG Aéroports de Paris.

Arrivée d’A. de Juniac auprès de P. Graff © Sophie Figenwald

Tous deux ont salué le travail réalisé, fruit d’une étroite collaboration entre les deux entreprises. Le satellite 4 est désormais à l’image de la qualité de service que veulent proposer ADP et AF aux passagers. Alors qu’Air France traverse actuellement une crise profonde (le 21 juin fut d’ailleurs également le jour de l’annonce par le PDG de la nécessaire réduction des effectifs), le signe lancé par le S4 est fort : oui les temps sont durs, mais ce n’est pas pour autant que le niveau de service ne s’améliorera pas. Et nous avons pu constater à quel point la compagnie fait des efforts pour améliorer son offre lors de la visite qui a suivi : celle de la toute nouvelle Lounge Air France, la (désormais) plus grande au monde. Une visite que je vous ferai partager avec grand plaisir dans le prochain billet…

Zoom sur l’aéroport de la Réunion, au coeur de l’Océan Indien

L’Ile de la Réunion est souvent appelée « l’Ile Intense ». Pourquoi ? Il suffit de voir ses paysages, ses cirques, ses volcans… Mais finalement, la première fois que vous admirez sa beauté si vous n’y êtes pas né, c’est par le hublot d’un avion, après 11 heures de vol. Et votre premier contact avec l’île, une fois que l’avion a atterri à Saint-Denis (le chef-lieu de la Réunion), c’est l’aéroport Gillot-Roland-Garros. Je vous propose de découvrir dans ce billet le déroulement de votre arrivée et de votre départ en tant que passager avant de nous attarder quelques instants sur quelques chiffres et spécificités de cet aéroport.

L’expérience passager

Pour vous mettre dans l’ambiance, rien de tel que de regarder une petite vidéo d’un atterrissage à la Réunion; l’une de mes vidéos préférées tant on s’y croirait. Il ne manque plus que l’annonce « Mesdames et messieurs, il est 7 heures passés de 22 minutes et nous venons d’atterrir à la Réunion. La température extérieure est de 22°c. Veuillez conserver votre ceinture attachée jusqu’à l’extinction de la consigne lumineuse… ».

Atterrissage B747-400 Corsairfly à St Denis de la Réunion © Sophie Figenwald

Vous voilà donc arrivé. Si vous arrivez en été, c’est-à-dire aux alentours des mois de décembre, janvier ou février (et oui, nous sommes dans l’hémisphère sud!), vous serez sûrement frappé par la chaleur et l’humidité ambiantes dans les passerelles de débarquement vitrées qui ne sont pas climatisées le matin. Ca vous changera de la climatisation et de l’air sec de l’avion, et puis c’est ça l’été austral ! 🙂

Après quelques mètres, vous arrivez devant un escalier qui vous mène directement aux postes de contrôle douanier et aux tapis bagages. Depuis 2010, vous avez de la chance, plus de contrôle d’identité. (Ce moment-là ressemblait à de la torture. Imaginez-vous, fatigué après un vol de nuit et coincé avec 400 autres passagers agglutinés devant les 4 postes de contrôle alors que vous n’avez qu’une hâte, récupérez vos bagages et sortir de là).

Une fois les bagages récupérés, direction la sortie dans le hall de l’aéroport. Vous trouverez de suite en face de vous les comptoirs des agences de voyage et plus à gauche, ceux des compagnies aériennes qui desservent la Réunion, Air Austral, Air France, Air Madagascar, Air Mauritius et Corsairfly.

La façade extérieure de l’aéroport étant constituée d’immenses baies vitrées, dès que vous sortez de la salle de récupération des bagages, vous vous trouvez face à l’île dans toute sa splendeur. Et en quelques instants, vous voilà au-dehors de l’aérogare, à respirer l’air marin avec devant vous les sublimes reliefs de la Réunion. C’est aussi là que se trouvent les loueurs de voitures (moyen de transport quasiment indispensable pour véritablement découvrir l’île), dans le petit bâtiment blanc en face à droite.

Vue en sortant de l'aérogare, loueurs de voiture sur la droite de la photo © Sophie Figenwald

Vue en sortant de l'aérogare, les loueurs de voiture sont sur la droite de la photo (pancarte jaune) © Sophie Figenwald

Extérieur de l'aéroport de Saint-Denis de la Réunion © Sophie Figenwald

Lorsque vous repartirez (si vous repartez du moins !), les comptoirs d’enregistrement se trouvent au même niveau que celui des arrivées, à l’autre bout de l’aérogare. Au milieu de ce grand hall se trouve le passage pour l’embarquement.

Au premier étage, vous trouverez quelques boutiques typiques ainsi que des salles d’attente, un bar, une brasserie et une terrasse surplombant la piste.

Vue sur le tarmac depuis la terrasse © Sophie Figenwald

Décollage d'un Air Mauritius A340 depuis la terrasse © Sophie Figenwald

L’aéroport Roland Garros n’est évidemment pas immense mais les installations sont récentes et agréables. Un restaurant gastronomique panoramique se trouve également dans l’aéroport, je n’ai jamais eu l’occasion de l’essayer mais si vous le pouvez, c’est à faire à mon avis !

Roland Garros en quelques chiffres

L’aéroport de la Réunion est le 11e aéroport français en termes de trafic. Il a accueilli en 2011 plus de 2 millions de passagers, ce qui fait de lui également le premier aéroport d’Outre-Mer.

Il s’agit d’un aéroport particulièrement adapté aux gros porteurs (A380 compris): deux pistes dont l’une de 3 200 mètres, 8 postes de stationnements dédiés, 6 passerelles télescopiques vitrées et climatisées, 4 carrousels de tri bagages. Deux arrivées et deux départs de gros porteurs peuvent être gérés simultanément.

Les destinations desservies depuis Saint-Denis sont diverses. En voici quelques unes : l’île Maurice, Dzaoudzi (Mayotte), Mahe (Seychelles), Tananarive ou Nosy Be (Madagascar), Diego, Johannesbourg, Sydney, Bangkok, Nouméa et bien sûr la métropole avec entre autres Paris, Lyon et Toulouse.

Roland Garros peut également traiter jusqu’à 40 000 tonnes de fret par an et dispose d’infrastructures dédiées à cette activité : 8 000 mètres carrés de magasins et d’entrepôts, une station animalière, un poste d’inspection…

Air France Cargo B747-400F dans la zone de fret de Roland Garros © Sophie Figenwald

Ce n’est que depuis le 14 juin 2011 que l’aéroport s’appelle officiellement « Roland Garros » du nom du célèbre aviateur né à Saint-Denis de la Réunion en 1888.

Enfin, il faut savoir que Gillot n’est pas le seul aéroport de l’île. L’aéroport de Pierrefonds à Saint-Pierre est situé plus au sud et est desservi principalement par Air Austral et Air Mauritius qui y opèrent des vols intra-Océan Indien.

Pour plus d’informations, voici le site internet de l’aéroport Aéroport Roland Garros de la Réunion .

J’espère que vous avez apprécié ce petit voyage dans l’Océan Indien ! Pour ma part, je rentre avec le vol Air France du soir 😉

B777 Air France peu avant le décollage de Gillot pour Paris-Orly © Sophie Figenwald

Dans les coulisses de Paris-Charles de Gaulle

2 février 2012, 9h. Aéroport Paris-Roissy Charles de Gaulle.

Pour beaucoup de touristes, si l’on en croit les classements internationaux, CDG s’apparente à l’enfer des aéroports. On le taxe volontiers et fréquemment de pire aéroport au monde ou même d’aéroport le plus haï. N’ayant jamais eu l’occasion de fouler le sol des terminaux du premier aéroport français, je fus plus que réjouie de recevoir une invitation d’Aéroports de Paris à venir visiter leurs locaux. Le rendez-vous a été pris le jeudi 2 février; une matinée très fraîche (voire glaciale par -7°) mais sous un soleil radieux, en compagnie d’une quinzaine de blogueurs, tous impatients de commencer la visite. Alors qu’en est-il véritablement ? CDG est-il aussi terrible qu’on veut nous le faire croire ? Retour sur cette visite des coulisses de Paris-Charles de Gaulle.

Vue d'ensemble de CDG dans les locaux d'Aéroports de Paris (photo ADP)

Avant de débuter la visite, petit point sur l’aéroport avec quelques chiffres intéressants pour se situer :

  • 61 millions de passagers en 2011,
  • 3 250 hectares de superficie,
  • Plus de 1300 vols par jour,
  • 300 postes de stationnement avions,
  • 4 pistes…

Direction ensuite le tarmac pour constater l’étendue du 2e aéroport européen et visiter ses installations !

Après un passage obligé par un PIF (Poste d’Inspection Filtrage), embarquement dans un minibus au niveau des places de stationnement des avions de la République Française…

Avions de la République Française

…et à proximité immédiate du Terminal 1, le plus ancien, rénové récemment.

Terminal 1 CDG depuis les locaux ADP

Premier arrêt au niveau du parc des 125 engins de déneigement. Le déneigement d’une piste se fait en plusieurs étapes avec à chaque fois, une machine différente.

Pour rester dans le thème du froid et de la neige, passage par les citernes et les engins chargés du de-icing des avions. 2 400 mètres cubes de glycol (le fameux liquide de dégivrage jaune orangé qu’on peut apercevoir sur les avions en hiver) sont stockés ici. CDG dispose de 16 aires de dégivrage avions. Un dégivrage dure environ 15-20 minutes (selon le type d’avion) et fait effet autant de temps. L’hiver dernier au moment des intempéries, CDG est l’un des rares aéroports à n’avoir pas fermé.

Découverte ensuite de la zone de maintenance Air France, exclusivement réservée à la compagnie nationale.

Puis direction la zone cargo avec le hub européen de FedEx.

Retour ensuite vers les Terminaux avec un passage chez les pompiers, au plus près des véhicules de service plutôt impressionnants. Les pompiers ADP doivent être en 3 minutes maximum sur les lieux d’un incident/accident pour intervenir.

La dernière acquisition des pompiers ADP

En route, on croise de beaux oiseaux…

B747-400F Air France Cargo, l'un des 6 derniers en service

La file d'attente est longue à CDG...1380 vols/jour en moyenne

A340-600 Etihad, l'un des plus longs avions au monde

Arrivée au Terminal 2; le bâtiment tout à gauche reliant les Terminaux A et C sera très bientôt inauguré.

Arrivée ensuite au Terminal 2E…

… au pied duquel se trouve toute une flotte de berlines Air France dédiées aux passagers de Première.

Place à la visite du magnifique Terminal 2E, lumineux, très accueillant. Les boutiques de luxe et les restaurants s’enchaînent pour le plus grand plaisir des voyageurs. Dommage que l’on ne puisse y accéder qu’avec une carte d’embarquement ! On note en ce moment la présence pour le Nouvel An Chinois d’un stand dédié.

Au bout du terminal 2E, une superbe vue sur le tarmac

La visite s’est poursuivie avec la zone de tri bagages, toujours dans le Terminal 2E. Les kilomètres de tapis roulants s’enchaînent dans une « pièce » de 17 mètres de haut et 300 mètres de long si mes souvenirs sont bons. Bien sûr, pas question de faire des photos dans cet endroit très sécurisé. Pour information, votre bagage rejoint la soute de votre avion 10 minutes seulement après avoir été enregistré. Le système de tri de CDG est l’un des plus performants et novateurs au monde.

Après la visite du 2E, retour dans le minibus sur le tarmac à la découverte des Satellites 3 et 4 (le 4 est encore en travaux) qui constituent un prolongement du Terminal 2. C’est là notamment que se trouvent les A380 Air France qui ont bien sûr besoin de passerelles d’embarquement spécifiques pour chaque pont.

A380-800 Air France

De l’autre côté du Satellite, mise en route d’un A320 qui provoque de la fumée en raison de l’excédent de carburant au démarrage.

Et une dernière petite photo du Satellite 3 avant de clore la visite.

En somme, vous l’aurez compris, mon avis quant à CDG est plutôt très positif. L’équipe de la communication d’Aéroports de Paris a été très sympathique et cette invitation (une première pour ADP également) était une très belle initiative.

Je n’ai malheureusement pas pu en une journée tout découvrir et certes, je n’ai pas fait le trajet type de quelqu’un qui sort d’un vol long-courrier de 12h et qui cherche sa correspondance dans le stress, mais j’ai été totalement conquise par tout ce que j’ai pu voir. L’organisation, les panneaux d’affichage, les panneaux d’indication, les terminaux; tout est fait pour que le voyageur passe un bon moment pendant sa correspondance ou avant son départ.

Pour conclure, une étude BVA a indiqué que 85,5% des passagers sont satisfaits de leur passage à CDG. Je pense que ce chiffre parle de lui-même ! Bravo et merci Aéroports de Paris.