Aéroports de Paris a présenté avec fierté lundi dernier à Charles de Gaulle son premier avion ! Cet A320 aux couleurs d’ADP que l’on peut croiser en bout de piste 09R est destiné aux entraînements des équipes de l’aéroport.

Lundi 15 septembre 17h. Le rdv était pris à CDG pour un baptême d’un nouveau genre, celui d’un avion appartenant non pas une nouvelle compagnie mais à l’aéroport lui-même ! Après s’être rassemblés dans des bus avec les nombreux journalistes présents, nous prenons la route vers la zone réservée. A peine entrés sur le tarmac, nous rencontrons les avions officiels américains et russes venus pour un sommet organisé par le Chef de l’Etat français.

Air Force Two © Sophie Figenwald
Air Force Two © Sophie Figenwald

Après quelques minutes sur le tarmac, nous croisons l’avion de La Compagnie en partance pour New York, belle coïncidence !

La Compagnie © Sophie Figenwald
La Compagnie © Sophie Figenwald

Puis, en s’approchant de la zone de maintenance Air France et des hangars Fedex, nous apercevons vers le bout de piste un A320; voilà celui que nous sommes venus voir ! Les bus nous déposent sur le tarmac et c’est Franck Goldanel, Directeur de l’Aéroport de Paris Charles-de-Gaulle qui nous accueille. « Posséder un avion, c’était un vieux rêve » nous a-t-il confié. En effet, la priorité première de tout aéroport est la sécurité des passagers et des personnels. Et pour assurer cette mission, il faut vrai site d’entraînement, ce qui manquait à CDG. Mais pour rendre concret le rêve, une question majeure restait sans réponse : « comment acquérir un avion ? ». C’est finalement Air France qui a donné l’opportunité à CDG de disposer d’un A320 en fin de carrière. Une fois l’accord conclu et l’avion configuré par Air France pour sa seconde vie, le voici repeint aux couleurs d’ADP et scellé en bout de piste. On peut lire sur le fuselage, « Ici, nos équipes s’entraînent pour votre sécurité ».

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A320 Aéroports de Paris © Sophie Figenwald

Après cette introduction, place aux démonstrations ! Ce sont les pompiers du SSLIA (Service de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs) qui ouvrent le bal, et quelle ouverture ! Quelques instants après un dégagement de fumée au niveau du train arrière de l’A320, les sirènes des magnifiques camions de pompiers retentissent et signalent leur arrivée.

SSLIA Aéroports de Paris © Sophie Figenwald
SSLIA Aéroports de Paris © Sophie Figenwald

L’intervention des pompiers se constitue de plusieurs phases; avec d’abord les canons à eau qui sécurisent et réduisent l’incendie.

Intervention des canons à eau des pompiers © Sophie Figenwald
Intervention des canons à eau des pompiers © Sophie Figenwald

Vient ensuite le tour des unités au sol qui vont éteindre l’incendie avec leurs lances. Pendant ce temps, un pompier vient se placer devant l’avion et prend contact avec le commandant de bord pour le tenir au courant de la situation.

Le feu est maîtrisé en quelques minutes, les pompiers et leurs camions rutilants peuvent rejoindre la caserne et laisser place à la deuxième démonstration. Ce sont cette fois les soldats de la glace qui arrivent dans leurs engins blanc. Vous l’aurez compris, il s’agit des unités de dégivrage de l’aéroport. Après les intempéries de l’hiver 2010 qui avait fortement perturbé le trafic aérien, Aéroports de Paris a grandement investi dans la lutte contre la neige et le givre sur les appareils pour éviter une nouvelle paralysie. Ce sont maintenant 14 avions qui peuvent être dégivrés simultanément et cela monte jusqu’à 50 appareils à l’heure en situation critique.

Engin de dégivrage © Sophie Figenwald
Engins de dégivrage © Sophie Figenwald

Le givre, c’est une fine pellicule de glace qui peut se révéler très dangereuse pour les aéronefs : son poids et les endroits où elle se forme peuvent provoquer des perturbations sur la carlingue. Mais surtout, la glace risque de bloquer les parties mobiles de l’appareil. Si lors de son tour de l’avion, le pilote s’aperçoit de la formation de givre, il peut faire la demande d’un dégivrage sur certaines parties de l’avion. Cela arrive surtout le matin bien sûr.

La démonstration commence par un dégivrage de l’A320. 4 véhicules sont nécessaires à cette opération, chacun manoeuvré par une seule et unique personne qui passe du poste de conducteur à la nacelle. 2 véhicules viennent se placer à l’avant de l’aéronef et 2 à l’arrière, de chaque côté. Leur mise en place est impressionnante puisque les « pilotes » de ces engins peuvent déplacer leur camion tout en restant dans leur nacelle pour se rapprocher de l’avion. Chacun sur sa partie démarre ensuite le dégivrage, du haut vers le bas et de l’avant vers l’arrière, avec un produit dit de « Type 1 ». Chaque camion a 3000 Litres de capacité de ce premier liquide.

Le dégivrage est en cours © Sophie Figenwald
Le dégivrage va commencer © Sophie Figenwald

Vient ensuite le deuxième volet de la présentation avec l’antigivrage, qui peut s’avérer nécessaire en cas de très basses températures. Cette opération doit intervenir dans les 3 minutes après le dégivrage pour être efficace. Elle permet de prolonger l’action du dégivrage. Les véhicules disposent chacun d’une capacité de 1000 Litres de ce second produit dit de « Type 4 ». La pulvérisation du produit se fait cette fois sous forme de pluie là où le dégivrage se fait par jet continu. L’aéroport de CDG dispose d‘un stock de 10 jours en produits de dégivrage.

Antigivrage en cours © Sophie Figenwald
Antigivrage en cours © Sophie Figenwald

Cette deuxième démonstration s’achève pour laisser la place à une dernière démonstration par les services de secours. Il s’agit cette fois d’accéder à la cabine d’un avion au plus vite pour secourir un passager. Le camion de pompier qui arrive alors, très impressionnant lui aussi, dispose d’un moyen d’accès grande hauteur qui permet d’éviter l’attente d’une passerelle ou d’un escabeau pour accéder à la porte. Autonomes, les pompiers peuvent ainsi en quelques minutes atteindre un passager qui aurait besoin d’aide.

Le camion disposant du moyen d'accès grande hauteur © Sophie Figenwald
Le camion disposant du moyen d’accès grande hauteur © Sophie Figenwald
Mise en place de la passerelle du camion © Sophie Figenwald
Mise en place de la passerelle du camion © Sophie Figenwald

Bravo et merci aux équipes d’ADP qui nous ont fait ces démonstrations !

Nous sommes invités ensuite à monter dans l’A320 grâce à notre carte d’embarquement spéciale pour l’occasion. Le cockpit est vide et il manque les moteurs mais sinon, on pourrait penser que cet avions dont la cabine porte toujours l’identité d’Air France serait prêt à décoller !

Carte d'accès à bord © Sophie Figenwald
Carte d’accès à bord © Sophie Figenwald
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Carte d’accès à bord © Sophie Figenwald
L'ancienne cabine Air France est intacte ! © Sophie Figenwald
L’ancienne cabine Air France est intacte ! © Sophie Figenwald
Sortie de l'A320 avec un beau soleil couchant © Sophie Figenwald
Sortie de l’A320 avec un beau soleil couchant © Sophie Figenwald

Un grand merci à Aéroports de Paris pour cette très agréable soirée sur le tarmac sous un magnifique soleil !

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